Phosphore

question: les apports minéraux de phosphore sont ils indispensables pour avoir des cultures productives?
ça c’est une question pour l’INRAE mais il y a longtemps que l’INRAE se fout des questions que peuvent se poser les paysans alors on fait comme on peut, comme on le sent, chez nous on fait l’impasse depuis 44 ans, au début on était pas trop sur, vous savez la loi des restitutions…tout ça, l’avis général…
et puis quand on a vu que la productivité ne baissait pas, ben on a continué mais personne n’en parle, ni sur le net, ni dans les journaux (lesquels journaux sont payés par les pubs des firmes qui n’ont aucun intérêt à ce que les paysans fassent des économies)
moi, quand je vois mes cultures, je pense que le plus important c’est la vie du sol, les taux de MO et le retour de carbone au sol, « si le sol revit le reste suit », ça c’est mon avis mais si il y avait des études scientifiques qui le confirmaient ce serait mieux…
il y a aussi la comparaison entre la consommation de P et l’évolution des réserves minières, il semble que il n’y en ait plus guère, comment vont faire ceux qui ne savent pas s’en passer?
la rareté du produit risque d’induire une grosse augmentation des prix
il y a aussi le souci du cadmium métal lourd et polluant dont personne ne parle mais qui semble lié aux apports de P et qui risque d’être fort dommageable pour la qualité des produits de ceux qui font des apports de P si un jour l’état se décide à obliger à des analyses (actuellement on ne le cherche pas, comme ça on est tranquille mais jusqu’à quand???)

Bonjour @michel.couderc - on a effectivement une page sur le phosphore sur la plateforme mais elle est très insuffisante…:

Quelques ressources à étudier/intégrer :

https://www.supagro.fr/ress-pepites/sol/co/1_2_PK.html

A priori c’est un élément relativement stable dans le sol, et la question est surtout d’améliorer la structure du sol pour permettre aux racines d’aller le chercher…?

et bien sûr :

je n’ai pas encore tout lu mais le rapport du commifer me fait penser aux paysans « classiques » qui considèrent que le bio c’est quand ils font une « manque » d’engrais lors de l’épandage et qu’ils disent « vous voyez bien que ça ne marche pas, que ça ne peut pas marcher » CQFD
hé bien non le bio c’est un assortiment de techniques qui font que un sol vivant fonctionne, on sait par exemple que les champignons avec leurs filaments vont aider les racines à prospecter, si le sol est mort, qu’il n’y a pas ou trop peu de champignons le système ne fonctionne pas, un sol vivant c’est autre chose qu’une éprouvette le labo stérilisée…on sait que le sarrasin va aller chercher le P et le rendre dispo pour les cultures suivantes et il y a aussi les transmutations bio à faible énergie dont personne ne parle plus…
il faut 2O pour faire un S et S est proche de P…tout ça c’est très bien en théorie mais ça implique une réorganisation des noyaux, chose qui est théoriquement impossible hors des centrales nucléaires mais…il n’y a quasiment pas de Ca dans un oeuf de poule et le poussin nait avec un squelette contenant du Ca, il n’y a quasiment pas de Ca dans l’eau de mer et le homard qui se cache et ne mange pas quand il refait sa carapace arrive à en trouver, il en fabrique à partir du Mg de l’eau de mer
un bras cassé nécessite du Ca pour se reconstituer or une alimentation supplémentée en Ca n’améliore pas la vitesse de constitution du cal mais une supplémentation en prèle qui contient surtout de la silice organique réduit de moitié le temps de fabrication du cal, cherchez l’erreur…

il n’y a donc personne ici pour parler des sujets de fond?

Bonsoir,

Cette question est très intéressante.
A mon avis pour aider des agriculteurs à gérer le phosphore il faudrait que vous donniez plus d’éléments sur vos cultures : espèces, analyses de sols, évolution des rendements, type de sol, roche-mère, situation géographique, et sur vos apports en phosphore organique ou inorganique.

Pour le sujet de la transmutation biologique qui est passionnant est prometteur, j’ai trouvé cet article

https://www.persee.fr/doc/raipr_0033-9075_1972_num_23_1_1570

qui indique que cette science est une fausse piste dans l’états des connaissances. De plus, en pensant aux débouchés commerciales et techniques que permettrait la maitrise des transmutations bio à faible énergie, je ne crois pas à la thèse de la censure, mais à celle du manque de preuves tangible.

Très bonne soirée.

Lucas

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mes cultures sont céréales d’hiver (en général méteils comme triticale-pois, orge-féverole…etc), luzernes, maïs, sorgho fourragers, analyse de sol je n’en fait jamais, la seule fois où j’en ai fait une il y a 40 ans, ils m’ont trouvé 3ppm (proche de la carence vraie) il y avait une vesce avoine comme culture, en effet l’avoine a été minable mais la vesce a été tellement luxuriante (80cm de haut) que le chien était obligé de sauter en l’air pour essayer de se repérer quand il voulait traverser!!!
les rendements évoluent nettement positivement, on faisait 25 à 30qx au début et maintenant (sauf cette année minable) il est courant de passer les 50-55qx en céréales d’hiver et on a déja fait 70qx en sorgho grain.
nous sommes sur des roches mère de calcaire ou de silex, géographiquement je suis à 12km au sud est de Bergerac
quand aux apports il sont uniquement organiques, jamais aucun phosphate minéral n’est apporté.
quand à l’effet supposé de la carence en P sur la fertilité du troupeau on doit être dans les meilleurs du département en IVV sans apporter non plus de complément minéral aux vaches, elles n’ont que du sel en supplémentation, je mettrai bien une pièce jointe pour preuve mais je ne sais pas comment faire…
vous avez dit que les transmutations biologiques étaient une fausse piste dans l’état actuel des connaissances, je suis d’accord, beaucoup ne croyaient pas non plus à l’électricité au début, je ne crois pas non plus à la thèse de la censure, c’est juste que ça ne rapporte à personne de puissant, donc personne ne finance de recherche dans ce sens.
mais sur les exemples que j’ai cité, que les incrédules me donnent l’explication.
on voit parfois des symptômes de carences en P au printemps lors d’une période de temps froid anormal et dés que ça se réchauffe, tout rentre dans l’ordre.

Bonjour Michel,
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voila la pièce jointe que je voulais mettre, une de mes meilleures VA type blonde (génétiquement sans corne)
on n’y voit pas grand chose sur la pièce jointe! (enfin, moi qui suis vieux, je n’y vois rien)
je traduis cette vache a eu un IVV de 342j, puis de 322j, puis de 336j, puis de 321j, puis de 325j, donc ce n’est pas un hasard si elle a une bonne fertilité, par chez nous les blondes sont souvent plus prés de 380j que de 329j de moyenne sur 5 ans, j’en déduis donc que le non apport de phosphate minéral ni dans les champs ni dans le CMV n’impacte pas négativement la fertilité des vaches dans notre ferme, alors que si un gars a des problèmes de fertilité sur ses vaches et qu’il demande l’aide d’un technicien (conseilleurs qui ne sont pas les payeurs!!!)on va commencer par lui demander si il donne bien du CMV et si sa ferti phosphatée est suffisante, je prouve que ça n’a aucune corrélation, c’est comme le gars qui se gave de Ca et de P quand il a un bras cassé, ça ne sert à rien c’est scientifiquement, statistiquement prouvé mais ça fait rien il y a encore des clowns de médecins pour prescrire ça et la sécu pour le payer alors que de simples gélules de prèle (dont la MS est composée à 90% de Si) vont réduire de moitié le temps de calcification, la consoude aussi ça marche bien (d’où son nom) et même en homéo symphytum 7CH ça marche et dans un 7ch il ne reste plus beaucoup de K pour se transmuter en Ca…

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ben, y sont scotchés les gars y s’ont donc rien à répondre (une vieille voisine de marché disait « il est bien pauvre celui qui n’a rien à répondre ») encore faut il que cela soit sensé, la réponse…